Qui viole qui en Allemagne, Autriche, Finlande ?

IMG_6930Malgré les très nombreuses zones d’ombre, ce qui nous est donné à lire ou à voir concernant les « événements » de la Saint-Sylvestre à Cologne, Hambourg, Stuttgart, Helsinki, Vienne, résonne comme une litanie : plusieurs hommes, d’origine immigrée, ont agressé plus de 700 femmes dans la nuit du 31 décembre et ces faits ont été révélés près d’une dizaine de jours plus tard par les autorités. Plusieurs questions s’imposent. En rafale… Qui sont ces agresseurs/violeurs ? On parle de Marocains, Algériens, mais aussi de Syriens, Irakiens, Iraniens, au pluriel donc, et d’un Américain, un Allemand et un Serbe, pour ce qui concerne Cologne. Sont-ils jeunes ou non ? Vivent-ils seuls, en famille ? Sont-ils de passage, réfugiés, en attente de papiers, immigrés de longue date, ou en situation irrégulière ? Ont-ils un travail ? Sont-ils connectés ou pas du tout ? Où ? Avec qui ? Leurs familles, des réseaux associatifs, des réseaux communautaires, nationalistes ? Et les agressées ? On ne sait rien d’elles… Sont-elles jeunes ou non ? Sont-elles elles aussi « d’origine immigrée » ? Où vivent-elles ? En ville ? En banlieue ? En cités ? Travaillent-elles ? Entretiennent-elles des liens avec des hommes immigrés ? Militants ? Familiaux ? Affectifs ? Autres ? Sont-elles connectées ? Avec qui ? Quels sont les thèmes sur lesquels elles twittent ? Et enfin, pourquoi une telle explosion en Allemagne, en Autriche, en Finlande ? Et pas en Espagne, Italie, Grèce… par exemple ?

Non seulement l’omerta règne quand il s’agit d’agressions sexuelles sur des femmes, largement tolérées, mais leur massification crée désarroi. Dans le cas présent, le trouble est d’autant plus grand que la manifestation ostentatoire du sexisme est automatiquement mise en balance avec le racisme. Les deux dominations ne peuvent être contestées de façon concomitante. Elles sont concurrentes, dans les médias, comme pour les autorités, qui craignent des témoignages xénophobes. Ceux-là ne se font jamais attendre. Leurs protagonistes ne loupent jamais une occasion de se faire connaître. L’idée de concurrence n’est pas neuve. Loin s’en faut. Le désarroi non plus. Il est parfois alimenté. En Egypte, en Inde, en Turquie, en Afrique du Sud, les jeunes femmes pauvres qui se font violer, voire tuer, par leurs homologues, leurs proches pour ne pas dire conjoints, n’ont qu’à se taire. Il en va de la survie de leurs États. Leurs puissances se mesure désormais, à grand renfort de discours officiels, à l’expression virile de leur population masculine, menacée par un féminisme supposément importé, fauteur de troubles. Cette expression s’installe et crée une nouvelle socialisation basée sur la violence, sous toutes ses formes. Alors pourquoi en serait-il autrement dans ces pays d’Europe qui, après les avoir accueillies pour alimenter leur main d’œuvre bon marché, refoulent chaque jour plus de 200 personnes venues d’anciennes colonies hors de leurs frontières ? N’est-ce pas une violence en soit ? Rien ne justifie les actes de violences du jour de l’An. La socialisation par la violence des hommes racicés, par l’expression d’un virilisme exacerbé non plus.

Joelle Palmieri
13 janvier 2016

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4 Responses to “Qui viole qui en Allemagne, Autriche, Finlande ?”
  1. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur Boycott.

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  2. […] Les Nouvel An en Allemagne et les suites qui en sont données présentent des indices sérieux. Presque un mois après les agressions sexuelles de Cologne, voilà ce qu’on nous donne à savoir : ces violences ont touché plus de 1 000 femmes ; elles ont été préparées, préméditées, via les réseaux sociaux numériques ; leurs auteurs forment une poignée d’individus, jeunes, masculins, « presque exclusivement d’origine immigrée […] originaires d’Afrique du Nord et du monde arabe », pour la plupart ivres au moment des faits ; le terrain de ces crimes ne s’est pas circonscrit à la capitale de Rhénanie et à Hambourg et s’est étendu à tout le pays : seize Länder (régions) allemands ont été touchés ; des violences xénophobes et racistes, organisées en amont par des groupes d’extrême-droite sur les mêmes réseaux sociaux, ont immédiatement suivi ; de nombreux faits ont été dissimulés par les autorités et la presse. […]



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